Projet de pôle agricole

 

Pour un pôle agricole de proximité face à un projet de village de la voiture à Rambouillet : maraîchage, fruits, miel, œufs et volailles bio

À Rambouillet, nous voulons aménager un pôle agricole multifonctionnel et de proximité pour préserver les terres agricoles locales menacées par un projet de village de la voiture. En limite de ville, sur 19,4 hectares de terres qui appartiennent à la collectivité, nous voulons installer 4 maraîchers, un arboriculteur et un éleveur de volailles, tous en agriculture biologique.

Le pôle prévoit également la transformation locale des produits et leur distribution en circuits courts. Les fruits, les légumes, les œufs et les poulets pourront être consommés dans les cantines de Rambouillet et des villages alentours, dans les repas portés à domicile ou, plus généralement, via les commerces et les restaurants locaux : du champ à l’assiette, il n’y aura qu’un pas !

Notre projet est rassembleur et populaire car il correspond aux besoins des habitant-e-s de Rambouillet et de sa région. Il se soucie de leur santé et de celles des enfants des écoles. Il est viable économiquement. Il est agronomiquement innovant. Il est respectueux de la terre et préserve la qualité de l’eau et de l’air.

Pour une description précise du projet, vous pouvez consulter le dossier de présentation.

Layout1Face à cela, la communauté d’agglomération Rambouillet Territoires et son président tentent d’imposer un projet inutile et destructeur des terres, qui dégraderait le cadre de vie et l’environnement de notre ville, sans rendre aucun service à la population. Ils souhaitent urbaniser ces parcelles cultivables pour créer un village de concessionnaires automobiles. Ce village de la voiture fait partie de l’extension de la zone d’activités, dite « Bel-Air-la-Forêt », décidée en 2006, qui a planifié la perte de 80 hectares de terres agricoles entre 2012 et 2022.

Ce projet de village de la voiture est inutile car il ne créerait aucune richesse ni aucun emploi. Il prévoit simplement de déplacer des concessions existantes, dont certaines sont installées… de l’autre côté de la route ! Ce projet est imposé car il n’a fait l’objet d’aucune concertation publique ni d’aucun débat avec les habitant-e-s.

Si ces déplacements de concessions avaient lieu, en plus de détruire des terres pour rien, ils laisseraient derrière eux de vastes bâtiments désaffectés et de nouvelles friches industrielles en ville, sans doute pour longtemps. Les zones d’activités existantes sont à la peine, et les locaux vacants se multiplient d’eux-mêmes. Cette volonté de vider volontairement des bâtiments utilisés pour déplacer les activités qu’ils hébergent sur des terres agricoles est incompréhensible.

Origine du projet

Le développement économique et l’emploi sont des enjeux qui méritent une vraie réflexion, de l’innovation et le sens de l’intérêt général : ils ne peuvent pas se faire au détriment des paysages, de notre alimentation et de notre santé. Pourtant dans le sud des Yvelines, comme dans de trop nombreux endroits en Île-de-France, les zones d’activités se multiplient, au prétexte de créer de la richesse, alors qu’elles détruisent irrémédiablement un précieux héritage naturel et humain de nos territoires : les terres agricoles. Nous ne voulons pas nous y résigner ! Les terres agricoles sont notre avenir alimentaire, elles sont nos paysages et -pourvu qu’on y prenne garde- elles sont source de biodiversité, de réinvention de nos modes de consommation, de création d’emplois et de lien social.

C’est pourquoi, depuis juin 2015, des citoyens et des citoyennes se mobilisent pour défendre le projet de pôle agricole de proximité, et sauver les terres menacées d’urbanisation par un projet de village des concessionnaires. Une petite surface des parcelles concernées a été en remise en culture afin de leur redonner symboliquement leur vocation agricole. Les légumes produits ont été offerts aux riverains.

Une association de défense des terres et pour le développement du pôle agricole a été créée. C’est cette association, l’ADRY, qui s’est chargée de réunir les compétences techniques pour élaborer le projet de pôle agricole de proximité. Une pétition a été déposée et un recours gracieux a été transmis à la communauté d’agglomération, malheureusement sans succès. Le président de Rambouillet Territoires reste pour l’instant persuadé que sur les champs, il faut mieux étaler du bitume que planter des légumes ! Pour alerter les habitant-e-s une réunion publique a été organisée, nous avons tenu des séances de tractage à la gare et sur les marchés, et nous avons ouvert un site internet ainsi qu’une page Facebook. Le soutien est unanime !

 

 

3 réflexions au sujet de « Projet de pôle agricole »

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